B R I T A N N I C ü 5.
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A G K I P V O E.
IÜt qui s’honorèrent de l’appui d’Agrippine,
Lorsque Néron lui-même annonce ma ruine ;
Lorsque de sa présence il semble me bannir;
Quaud Burrhus à sa porte ose me retenir ?
B IT 11 11 H U S .
Madame, je vois bien qu’il est temps de me taire,
Et que ma liberté commence à vous déplaire.
La douleur est injuste ; et toutes les raisonsQui ne la flattent point aigrissent ses soupçons.
Voici Britannicus. Je lui cède ma place.
Je vous laisse écouter et plaindre sa disgrâce,
Et pcLt-être, madame, en accuser les soinsDe ceux que l’empereur a consultés le moins.
SCÈNE III.
AGRIPPINE, BRITANNICUS, NARCISSE, ALBINE.
AGRIPPINE.
Ah, prince ! où courez-vous? Quelle ardeur inquièteParmi vos ennemis en aveugle vous jette ?
Que venez-vous chercher ?
BRITANNICUS.
Ce que je cherche ? Ah dieux !Tout ce que j’ai perdu, madame, est en ces lieux.
De mille affreux soldats Junie environnéeS’est vue en ce palais indignement traînée.
Hélas! de quelle horreur ses timides espritsA ce nouveau spectacle auront été surpris !