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Tome II.
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BRITÀNNICUS.

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Que vos ressentiments se perdront en discours ,

Il «en faut point douter, vous vous plaindrez toujours.b n i t A n a i c o s.

Ah, Narcisse î tu sais si de la servitude3e prétends faire encore une longue habitude ;

Tu sais si pour jamais, de ma chute étonné,

Je renonce à 1 empire où j’étois destiné.

Mais je suis seul encor : les amis de mon pèreSont autant d’inconnus que glace ma misère ;

Et ma jeunesse même écarte loin de moi

Tous ceux qui dans le cœur me réservent leur foi.

Pour moi, depuis un an qu’un peu d’expérienceM’a donné de mon sort la triste connoissance,

Que vois-je autour de moi, que des amis vendusQui sont de tous mes pas les témoins assidus,

Qui, choisis par Néron pour ce commerce infâme,Trafiquent avec lui des secrets de mon aine ?

Quoi qu’il en soit, Narcisse, on me vend tous les jours;il prévoit mes desseins, il entend mes discours ;

Comme toi, dans mon cœur il sait ce qui se passe.

Que t’en semble, Narcisse?

» a b c j s s E.

Ah ! quelle ante assez basse..7C’est à vous de choisir des confidents discrets,^Seigneur, et de ne pas prodiguer vos secrets,BîllTAîlîUCUS.

Narcisse, tu dis vrai ; mais cette défiance

Est toujours d'un grand cœur la dernière science j

On le trompe long-temps. Mais enfin je te croi,

Ou plutôt je fais vœu de ne croire que toi.