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Tome II.
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RAJ AZET.

Ce combat doit, dit-on, fixer nos destinées;

Et meme, si d’Csmin je compte les journées,

Le ciel en a déjà réglé levènement,

Et le sultan triomphe ou fuit en ce moment.Déclarons-nous, madame, et rompons le silence :Fermons-lui dès ce jour les portes de Byzance;

Et sans nous informer s’il triomphe ou s’il fuit,Croyez-moi, hâtons-nous d’en prévenir le bruit.

S’il fuit, que craignez-vous? s’il triomphe au contraire,Le conseil le plus prompt est le plus salutaire :

Vous voudrez, mais trop tard, soustraire à son pouvoirXJn peuple dans ses murs prêt à le recevoir.

Pour moi, j’ai su déjà par mes brigues secrètesGagner de notre loi les sacrés interprètes :

Je sais combien, crédule en sa dévotion,

Le peuple suit le fiein de la religion.

Souffrez que Bajazet voie enfin la lumière :l)cs murs de ce palais ouvrez-lui la barrière;

Déployez en son nom cet étendard fatal,

Des extrêmes périls l’ordinaire signal.

Les peuples, prévenus de ce uom favorable,

Savent que sa vertu le rend seule coupable.

D’ailleurs, un bruit confus, par mes soins confirmé,Fait croire heureusement à ce peuplé alarméQu’Amurat le dédaigne, et veut loin de ByzanceTransporter désormais son trône et sa présence.Déclarons le péril dont sou frère est pressé,

Montrons l’ordre cruel qui vous fut adressé :

Sur-tout qu’il sc déclare et se montre lui-même,

Et fasse voir ce front digne du diadème.