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Tome II.
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B A J A Z E T.

ATAL IDE.

Quoi, madame! les soins qu’il a pris pour vous plairç,Ce que vous avez fait, ce que vous pouvez faire.,

Ses périls, ses respects, et sur-tout vos appas,

Tout cela de son cœur ne vous répond-ii pas?

Croyez que vos bontés vivent dans sa mémoire.

nox ANE.

Hélas! pour mon repos que ne le puis-je croire!Pourquoi faut-il au moins que, pour me consoler,L’ingrat ne parle pas comme on le fait parler!

Vingt fois, sur vos discours pleine de confiance,

Du trouble de son cœur jouissant par avance,Moi-même, j’ai voulu m’assurer de sa foi,

Et l’ai fait en secret amener devant moi.

Peut-être trop d’amour me rend trop difficile :

Mais, sans vous fatiguer d’un récit inutile,

Je ne retrouvois point ce trouble, cette ardeur,

Que m’avoit tant promis un discours trop flatteur.Knûn, si je lui donne et la vie et l’empire,

Ces gages incertains ne me peuvent suffire.

A T AL I D E.

Quoi donc ! à son amour qu’allez-vous proposer ?

H O X A N E.

S’il m’aime, dès ce jour il me doit épouser.

ATALIDE,

Vous épouser! Oh ciel! que prétendez-vous faire?n o x A N E.

Je sais que des sultans l’usage m’est contraire JJe sais qu’ils se sont fait une superbe loiDe ne point à l'hymen assujettir leur foi.