BAJAZET. ACTE II, SCÈNE I. 209Vous n’entreprenez point une injuste carrière,
Vous repoussez, seigneur, une main meurtrière :I/cxemple en est commun; et, parmi les sultans,
Ce chemin h. l’empire a conduit de tout temps..
Mais, pour mieux commencer, liâtons-nous l’un et l’autreD’assurer â la fois mon bonheur et le votre.
Montrez à l’univers, en m’attachant à vous,
Que, quand je vous servois, je servois mou époux;
Et, par le nœud sacré d’un heureux hymenée,
Justifiez la foi que je vous ai donnée.
BAJAZET.
Ali! que proposez-vous, madame?
roxane.
Ué quoi seigneur!
Quel obstacle secret trouble notre honheur?
BAJAZET.
Madame, ignorez-vous que Vorgueil de l’empire....
Que ne m’épargnez-vous la douleur de le dire?
ROXANE-
Oui, je sais que, depuis qu’un de vos empereurs,-Bajazet, d’un barbare éprouvant les fureurs,
Vit au char du vainqueur son épouse enchaînée,
Et par tojute l’Asie h sa suite traînée,
De l’honneur ottoman ses successeurs jalouxOnt daigné rarement prendre le nom d’époux.
Mais l’amour ne suit point ces lois imaginaires;
Et, sans vous rapporter des exemples vulgaires,
$oliman (vous savez qu’entre tous vos aïeux,
Dont lunkevs a craint le bras victorieux,
.18.