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B A J A Z E T.
Mais, hélas ! épargnez une ame plus timideMesurez vos mallicurs aux forces d’Atalide ;
Et ne m’exposez point aux plus vives douleursQui jamais d’une amante épuisèrent les pleurs.
B a J A ZET.
Et que deviendrez-vous, si, dès cette journée,
Je célèbre à vos yeux ce funeste h y me née ?
AT AUDE.
Ne vous informez point ce que je deviendrai.Peut-être A mon destin, seigneur, j’obéirai.
Que sais-je? à ma douleur je chercherai des charmesJe songerai peut-être, au milieu de mes larmes,
Qu’à vous perdre pour moi vous étiez résolu,
Que vous vivez, qu’enfin c’est moi qui l’ai voulu.
B AJ ÀZET.
Non, vous ne verrez point celle fête cruelle.
Plus vous me commandez de vous être infidèle,Madame, plus je vols combien vous méritez ,De ne point obtenir ce que vous souhaitez.
Quoi ! cct amour si tendre, et né dans notre enfance,Dont les feux'avec nous ont crû dans le silence ;
Vos larmes que ma main pouvoit seule arrêter;
Mes serments redoublés de ne vous point quitter :Tout cela finiroit par une perfidie ?
J opouserois, et qui? s’il faut que je le die.
Une esclave attachée à ses seuls inte'rêts,
Qui présente à mes yeux les supplices tout prêts,
Qui m’offre ou sou hymen, ou la mort infaillible ;
Tf ndis qu’à mes périls Àtalide sensible,
Et trop digne du sang qui lui donna le jour,