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Tome II.
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ACTE IV, SCENE y. afa

Ainsi donc mon amour etoit recompensé,

Lâche, indigne du jour que je t’avois laisse?

Ah ! je respire enfin ; et ma joie est extrêmeQue le traître, une fois, se soit trahi lui-même.

Libre des soins cruels où j’allois m’engager,

Ma tranquille fureur n’a plus qu’à se venger.

Qu’il meure : vengeons-nous. Courez : qu’on le saisisse :Que la main des muets s’arme pour son supplice;

Qu’ils viennent préparer ces noeuds infortunésPar qui de ses pareilsdes jours sont terminés.

Cours, Zatime ; sois prompte à servir ma colère.

ZAXIME.

Ah, madame !

roxane..Quoi donc?

ZATIME.

Si, sans trop vous déplaire,Dans les ]ustes transports, madame, où je vous vois,3’osois vous faire entendre une timide voix :

Bajazet, il est vrai, trop indigne de vivre,

Aux mains de ces cruels mérite qu’on le livre ;

Mais, tout ingrat qu’il est, croyez-vous aujourd'huiQu’Àmurat ne soit pas plus à craindre que lui ?

Et qui sait si déjà quelque bouche infidèleNe l’a point averti de votre amour nouvelle?

Des coeurs comme le sien, voua le savez assez,

Ne se regagnent plus quand ils sont offensés jËtla plus prompte mort, dans ce moment sévère,Devient de leur amour la marque la plus chère.