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Tome II.
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ACTE V, SCÈNE IV.'

ROX ANE.

Oui, toi. Voudrois-tu point encoreMe nier un mépris que tu crois que j’ignore?

Ne prétendrois-tu point, par tes fausses couleurs.Déguiser un amour qui te retient ailleurs;

Ktme jurer enfin, d’une bouche perfide,

Tout ce que tu ne sens que pour ton Àtalidc?

BAI AZET.

Atalide, madame! Oh ciel! qui vous a dit..;

ROXANE.

Tiens, perfide, regarde, et démens cet écrit.

bajAzet, après avoir regardé la lettre.

Je pe vous dis plus rien : cette lettre sincèreD’un malheureux amour contient tout le mystère;

Vous savez un secret que, tout prêt à s’ouvrir,

Mon cœur a mille fois voulu vous découvrir.

J’aime, je le confesse; et devant que votre ame,Prévenant mon espoir, m’eût déclaré sa flamme,

Déjà plein d’un amour, dès l’enfaucc formé,

A tout autre désir mon cœur étoit fermé.

Vous me vîntes offrir et la vie et l’empire;

Et même votre amour, si j’ose vous le dire,

Consultant vos bienfaits les crut, et sur leur foiDe tous mes sentiments vous répondit pour moi.

Je connus votre erreur. Mais que pouvois-je faire?

Je vis én même temps quelle vous étoit chère.

Combien le trône tente un cœur ambitieux !

Un si noble présent me fit ouvrir les yeux.

Jechéris, j’acceptai, sans tarder davantage,

L’heureuse occasion de sortir d’esclavage J

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