ACTE V, SCÈNE IV.Traînerois-je en ces lieux un sort infortuné,
Vil rebut d’un ingrat que j’aurois couronné,
De mon rang descendue, à mille autres égale,
Ou la première esclave enfin de ma rivale?
Laissons îes vains discours; et sans m’importunerPour îa dernière fois, veux-tu vivre et régner?
J’ai Tordre d’Amurat, et je puis t’y soustraire.
Mais tu n’as qu’uu moment : parle.
b A j A z et.
Que faut-il faire?
HOXAWE.
Ma rivale est ici.: suis-moi sans différer ;
Dans les mains des muets viens la voir expirer;
Et, libre d’un amour à ta gloire funeste,
V iens m’engager ta foi ; le temps fera le reste.
Ta grâce est à ce prix, si tu veux l'obtenir.
B A j A z E T.
Je ne l’acceptcrois que pour vous eh punir;
Que pour faire éclater aux yeux de tout l’empiréL’borrcur et le mépris que cette offre m’inspire.
Mais à quelle fureur me laissant emporterContre ses tristes jours vais-je vous irriter !
De mes emportements elle n’est point complice,
ÎSi de mon amour même et de mon injustice :
Loin de me retenir par des conseils jaloux,
Kilo me conjuroit de me donner h vous.
En un mot, séparez scs vertus de mon crime.Poursuivez, s’il le faut, un courroux légitime ;
Aux ordres d’Amurat bâtez-vous d’obéir :
Mais îaissez-moi du moins mourir sans vous haïr.