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Tome II.
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ACTE V, SCÈNE IV.Traînerois-je en ces lieux un sort infortuné,

Vil rebut d’un ingrat que j’aurois couronné,

De mon rang descendue, à mille autres égale,

Ou la première esclave enfin de ma rivale?

Laissons îes vains discours; et sans m’importunerPour îa dernière fois, veux-tu vivre et régner?

J’ai Tordre d’Amurat, et je puis t’y soustraire.

Mais tu n’as qu’uu moment : parle.

b A j A z et.

Que faut-il faire?

HOXAWE.

Ma rivale est ici.: suis-moi sans différer ;

Dans les mains des muets viens la voir expirer;

Et, libre d’un amour à ta gloire funeste,

V iens m’engager ta foi ; le temps fera le reste.

Ta grâce est à ce prix, si tu veux l'obtenir.

B A j A z E T.

Je ne l’acceptcrois que pour vous eh punir;

Que pour faire éclater aux yeux de tout l’empiréL’borrcur et le mépris que cette offre m’inspire.

Mais à quelle fureur me laissant emporterContre ses tristes jours vais-je vous irriter !

De mes emportements elle n’est point complice,

ÎSi de mon amour même et de mon injustice :

Loin de me retenir par des conseils jaloux,

Kilo me conjuroit de me donner h vous.

En un mot, séparez scs vertus de mon crime.Poursuivez, s’il le faut, un courroux légitime ;

Aux ordres d’Amurat bâtez-vous d’obéir :

Mais îaissez-moi du moins mourir sans vous haïr.