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M I T H R I D AT E.
A RB AT E.
Vous, seigneur î Quoi ! l'ardeur de réguer en sa placeRend déjà Xipharès ennemi de Pharuace ?
x I P h A r È s.
Non, je ne prétends point, cher Arbt .e, à ce prixD’un malheureux empire acheter le débris.
Je sais en lui des ans respecter l’avantage ;
Et, content des états marqués pour mon partage,
Je verrai sans regret tomber entre ses mainsTout ce que lui promet l’amitié des Romains.
A R b a t r..
L’amitié des Romains ! le fils de Milbridate,
Seigneur ! Est-il bien vrai ?
XIPH arÈs.
N’en doute point, Arbate,
Pharnace, dès long-temps tout Romain dans le coeur,Attend tout maintenant de Rome et du vainqueur :
Et moi, plus que jamais à mon père fidèle,
Je conserve aux Romains une haine immortelle.Cependant et ma haine et ses prétentionsSont les moindres sujets de nos divisions.
A ïl B A T e.
Et quel autre intérêt contre lui vous anime ?
XIPHARES.
Je m’en vais t’étonner. Cette belle MonimeQui du roi notre père attira tous les vœux.
Dont Pharnace, après lui, se déclare amoureux.
AUB AT E.
Hé bien, seigneur ?