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Tome II.
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M I T H R I D AT E.

A RB AT E.

Vous, seigneur î Quoi ! l'ardeur de réguer en sa placeRend déjà Xipharès ennemi de Pharuace ?

x I P h A r È s.

Non, je ne prétends point, cher Arbt .e, à ce prixD’un malheureux empire acheter le débris.

Je sais en lui des ans respecter l’avantage ;

Et, content des états marqués pour mon partage,

Je verrai sans regret tomber entre ses mainsTout ce que lui promet l’amitié des Romains.

A R b a t r..

L’amitié des Romains ! le fils de Milbridate,

Seigneur ! Est-il bien vrai ?

XIPH arÈs.

N’en doute point, Arbate,

Pharnace, dès long-temps tout Romain dans le coeur,Attend tout maintenant de Rome et du vainqueur :

Et moi, plus que jamais à mon père fidèle,

Je conserve aux Romains une haine immortelle.Cependant et ma haine et ses prétentionsSont les moindres sujets de nos divisions.

A ïl B A T e.

Et quel autre intérêt contre lui vous anime ?

XIPHARES.

Je m’en vais t’étonner. Cette belle MonimeQui du roi notre père attira tous les vœux.

Dont Pharnace, après lui, se déclare amoureux.

AUB AT E.

Hé bien, seigneur ?