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Tome II.
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ACTE I, SCÈNE l. agi

x ira arès.

Je l’aime; et ne veux pîiis m’en taire,Puisqu’eufin pour rival je u’ai plus que mon frère.

Tu ne t’attendois pas, sans doute,' à çe discours :

Mais ce n’est point, Arbate, un secret de deux jours.;

Cet amour s’est long-temps accru dans le silence.

Que n’en puis-je à tes yeux marquer la violence,

Et mes premiers soupirs, et mes derniers enuiiis lMais, eu l’état funeste où nous sommes réduits,

Ce n’est guère le temps d’occuper ma mémoireA rappeler le cours d’une amoureuse histoire.

Qu’il te suffise donc, pour me justifier,

Que je vis, que j’aimai la reine le premier;

Que mon père ignoroit jusqu’au nom de MonimeQuand je conçus pour elle un amour légitime.

Il la vit : mais, au lieu d’offrir à ses beautésUn hymen et des vœux dignes d’élre écoules,

Il crut que, sans prétendre une plus haute gloire,

Elle lui cèderoit une indigne victoire.

Tu sais par quels efforts il tenta sa vertu ;

Et que, lassé d’avoir vainement combattu,

Absent, mais toujours plein de son amour extrême,

Il lui fit par tes mains perler son diadème.

Juge de mes douleurs, quand dçs bruits trop certainsM’annoncèrent du roi l’amour et les desseins ;

Quand je sus qu'à son lit Monime réservéeÀvoit pris avec toi le chemin de Nymphée.

Hélas î ce fut encor dans ce temps odieuxQu’aux offres des Romains ma mère ouvrit les yeux :

Ou pour venger sa foi par cet hymen trompée,