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Tome II.
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MITHRID AT E.

Ou ménageant pour moi la faveur de Pompée,

Elle trahit moh père, et rendit aux RomainsLa place et les trésors confiés en ses mains.

Quel devins-jé au récit du crime de ma mère !

Jp ne regardai plus mou rirai dans mon père ;

J oubliai mon amour par le sien traversé :

Je n eus devant le$ yeux que mon père offensé.J’attaquai les Romains ; et ma mère éperdueM.c vit, en reprenant cette place rendue,

A mille coups mortels contre eux me dévouer,

Et chercher, en mourant, à la désavouer.

L’Kuxin, depuis ce temps, fut libre, et lest encore ;Et des rives de Pont aux rives du BosphoreTout reconnut mon père : et ses heureux vaisseauxIN’eurent plus d’ennemis que les vents et les eaux.

Jq voulois faire plus : je pretendois, Arbate,Moi-même à son secours m’avancer vers l’Euphrate.Je fus soudain frappe du bruit de son trépas.

Au milieu de m«.s pleurs, je ne le cèle pas,

Mouime, qu’en tes mains mon père avoit laissée,Avec tous ses attraits revint en ma pensée.

Que dis-je? en ce malheur je tremblai pour ses joursJe redoutai du roi les cruelles amours :

Tu sais combien de fois ses jalouses tendressesOnt pris soin d’assurer la mort de ses maîtresses.

Je volai vers Nymphée ; et mes tristes regardsRencontrèrent Pharnace au pied de ses remparts.

J’en conçus, je l’avoue, un présage funeste.

Tu nous reçus tous deux, et tu sais tout le reste.Pharnace, en ses desseins toujours impétueux,