MITHRIDATE.
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Sans vous, ne sais-je pas que ma mort assuréeDe Pharnace eu ces lieux alioit suivre l’entre'e ?
Sais-je pas que mon sang, par ses mains répandu,
Eût souillé ce rempart contre lui défendu ?
Assurez-vous du cœur et du choix de la reine ;
Du reste, ou mon crédit n’est plus qu’une ombre vaine,Ou Pliarnace, laissant le Bosphore en vos mains,
Ira jouir ailleurs des bontés des Romains.
xipharès. *
Que ne devrai-je point h cette ardeur extrême !
Riais on vient. Cours, ami. C’est Moninié elle-même.
SCÈNE H.
MONIME, XI PII ARÈS.
MOSIME.
Seigneur, je viens à vous : car enfin, aujourd’hui,
Si vous m’abandonnez, quel sera mon. appui ?
Sans parents, sans amis, désolée et craintive,
Reine long-temps de nom, mais en effet captive,
Et veuve maintenant sans avoir eu d’époux,
Seigneur, de mes malheurs ce sont là les plus doux.
Je tremble à vous nommer l’ennemi qui m’opprime :J’espère toutefois qu’un cœur si magnanimeNe sacrifiera point les pleurs des malheureuxAux intérêts du sang qui vous unit tous deux.
Vous devez à ces mots rcconnoître Pharnace.
C’est lui, seigneur, c’est lui dont la coupable audaceVeut, la force à la main, m’attacher à son sortPar un hymen pour moi plus cruel que la mort.