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Tome II.
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ACTE I, SCÈNE II. 285

Sous quel astre ennemi fhut-il que je soîfnée !

Au joug d’un autre hymen sans amour destinée,

A peine je suis libre et goûte quelque paix,

Qu’il faut que je me livre à tout ce que je hais:

Peut-être je devrois, plus humble en ma misère,

Me souvenir du moins que je parle à son frère :

Mais, soit raison, destin * soit que ma haine en luiConfonde les Romains dont il cherche l’appui,

Jamais hymen formé sous le plus noir auspiceDe l’hymen que je crains n’égala le supplice.

Et si Monime en pleurs ne vous peut émouvoir,

Si je n’ai plus pour moi que mon seul désespoir;

Au pied du même autel où je suis attendue,

Seigneur, vous me verrez, à moi-même rendue.

Percer ce triste cœur qu’on veut tyranniser,

Et dont jamais encor je n’ai pu disposer.

x i p H A R£ s.

Madame, assurez-vous de mon obéissance ;

Vous avez dans ces lieux une entière puissance îP liarnace ira, s’il veut, se (aire craindre ailleurs.

Mais vous ne savez pas encor tous vos malheurs.

MONIME.

Hé I quel nouveau malheur peut affliger Monime ,Seigneur ?

XIPHARÈS.

Si vous aimer c’est faire un si grand crime,Pharnace n’en est pas seul coupable aujourd'hui;

Et je suis mille fois plus criminel que lui.

MONIME.

Vous!