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Tome II.
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M IT H RIDAT E.

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Sous ce titre funeste il se vit immoler;

Et c’est de quoi, seigneur, j’ai voulu vous parler.Quelque juste fureur dont je sois animée,

Je ne puis point à Rome opposer une armée;

Inutile témoin de tous ses attentats,

Je n’ai pour me venger ni sceptre ni soldats :

Enfin, je n’ai qu’un cœur. Tout ce que je puis faire,C’est de garder la foi que je dois à mon père,

De ne point dans son sang aller tremper mes mainsEn épousant en vous l’allié des Romains.

PHARNACE.

Que parlez-vous de Rome et de son alliance?Pourquoi tout ce discours et cette défiance?

Qui vous dit qu’avec eux je prétends m’allier?

MOSIME.

Mais vous-méme, seigneur, pouvez-vous le nier?Comment m’ofïVirisz-vous l’entrée et la couronneD’un pays que par-tout leur armée environne,

Si le traité secret qui vous lie aux RomainsNe vous en assuroit l’empire et les chemins?

' PHARNACE.

De mes intentions je pourrais vous instruire,

Et je sais les raisons que j’aurois a vous dire,

Si, laissant en effet les vains déguisements,

Vous m’aviez expliqué vos secrets sentiments.

Mais enfin je commence, après tant de traverses.Madame, à rassembler vos excuses diverses;

Je crois voir l'intérêt que vous voulez celer,

Et qu'un autre qu’un père ici vous fait parler.