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Tome II.
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ACTE I, SCENE III.

X IP H À R ES.

Quel que soit l’intérêt qui fait parler la reine,

La réponse, seigneur, doit-elle être incertaine?

Kt contre les Romains votre ressentimentDoit-il pour éclater balancer un moment?

Quoi! nous aurons d’un père entendu la disgrâce;

Kt, lents à le venger, prompts à remplir sa piace,

Nous mettrons notre honneur et son sang en oubli!

Il est mort : savons-nous s’il est enseveli?

Qui sait si, dans le temps que votre ame empresséeForme d’un doux hymen l’agréable pensée,

Ce roi, que l’Orient tout plein de ses exploitsPeut nommer justement le dernier de ses rois,

Dans ses propres états privé de sépulture,

Ou couché sans honneur dans une foule obscure,N’accuse point le ciel qui le laisse outrager,

Kt deux indignes fils qui n’osent le venger?

Ah ! ne languissons plus dans un coin du Bosphore iSi dans tout l’univers quelque roi libre encore,

Parthe, scythe, ou sarmate, aime sa liberté,

Voilà nos alliés ; marchons de ce côté.

Vivons, ou périssons dignes de Mithridate ;

Et songeons bien plutôt, quelque amour qui nous,flatte,.A défendre du joug et nous et nos états,

Qu’à contraindre des cœurs qui ne se donnent pas..PHARNACE.

H sait vos sentiments. Me trompois-jc, madame ?

Voilà cet intérêt si puissant sur votre ame,

Ce père, ces Romains que vous me reprochez.