Band 
Tome II.
Seite
297
JPEG-Download
 

a 97

ACTE II. SCÈNE I,

Les dieux m’ont secourue ; et mon cœur affermiN’a ri^n dit, ou du moins n’a parlé qu’à demi.

Hélas! si tu sa vois, pour garder le silence,

Combien ce triste cœur s’est fait de violence,

Quels assauts, quels combats j’ai tantôt soutenus !Phœdime, si je puis, je ne le verrai plus :

Maigre tous les efforts que je pourrois me faire,

Je verrois ses douleurs, je ne pourrois me taire.

Il viendra malgré moi m'arracher cet aveu :

Mais n’importe, s’il m’aime, il en jouira peu;

Je lui vendrai si cher ce bonheur qu'il ignore,

Qu’il vaudroit mieux pour lui qu’il l’ignorât encore.

p h ou DI ME.

On vient. Que faites-vous, madame?

MO N IME.

Je ne puis :

Je ne paroîtrai point, dans le trouble où je suis.

SCÈNE

IL

MITHRIDATE, PII ARN ACE, X1PHARÊS, ARBATE,

GARDES.

MITHRIDATE.

Princes, quelques raisons que vous me puissiez dire,Votre devoir ici n’a point dà vous conduire,

Ni vous faire quitter, en de si grands besoins,

Vous, le Pont, vous, Colchos, confiés à vos soins.Mais vous avez pour juge un père qui vous aime.Vous avez cru des bruits que j’ai semés moi-mônte :