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Tome II.
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M I T H R I D AT E.

Il me faut de leurs cœurs rendre un compte fidèle.Qu’est-ce qui s’est passe'? qu’as-tu vu ? que sais-tu?Depuis quel temps, pourquoi, comment t’es-tu rendu?AR BATE.

Seigneur, depuis huit jours l’impatient PharnaceAborda le premier au pied de cette place,

Et, de votre trépas autorisant le bruit,

Dans ces murs aussitôt voulut être introduit.

Je ne m’arrêtai point à ce bruit téméraire ;

Et je n’dcoutois rien, si le prince son frère,

Bien moins par ses discours, seigneur, que par ses pleurs,Ne m’eût en arrivant confiimé vos malheurs*

MITHBIDATE.

Enfin, que firent-ils ?

A R B A T E.

Pharnace entroit & peine,

Qu’il courut de ses feux entretenir la reine,

Et s’offrit d’assurer, par un hymen prochain,

Le bandeau qu’elle avoit reçu de votre main.

MITHUIDAT E.

Traître ! sans lui donner le loisir de répandreLes pleurs que son amour auroit dus à ma cendre!

Et son frère ?

ARB ATÈ.

Son frère, au moins jusqu à ce jour,Seigneur, dans ses desseins n’a point marqué à'amout fEt toujours avec vous son cœur d’intelligenceN’a semblé respirer que guerre et que vengeance.

MITHRIDATE.

Mais encor, quel dessein le conduisoit ici ?