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Tome II.
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ACTE II, SCÈNE III.

A RD AT E.

Seigneur, vous en serez tôt ou tard éclairci.

M 1T H R I DATE.

Parle, je te l’ordonne, et je veux tout apprendre.arbate.

Seigneur, jusqu’à ce jour ce que j’ai pu comprendre,Ce prince a cru pouvoir, après votre trépas,

Compter cette province au rang de scs états ;

Et, sans connoître ici de lois que son courage,

Il vcnoit par la force appuyer son partage.

MITÎlllIDATE.

Ali ! c’est le moindre prix qu’il se doit proposer,

Si le ciel de mon sort me laisse disposer.

Oui, je respire, Arbate, et ma joie est extrême ;

Je tremblois, je l’avoue, et pour un fils que j’aime,Et pour moi, qui craignois de perdre un tel appui,Et d’avoir à combattre un rival tel que lui.

Que Pharnace m’offense, il offre à ma colèreUn rival dès long-temps soigneux de me déplaire , 1Qui, toujours des Romains admirateur secret,

Ne s’est jamais contre eux déclaré qu’à regret;

Et s’il faut que pour lui Monime prévenueAit pu porter ailleurs une amour qui m’est due,Malheur au criminel qui vient me la ravir,

Et qui m’ose offenser et n’ose me servis' !L’aime-t-eîle?

arbate.

. Seigneur, je vois venir la reine.

M7TIIRIDATE.

Dieux, qui voyez ici mon amour et ma haine,

Racine. 2. • 2Ô