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MITIIiUDATE,
XIPHARÈS.
Oh ciel! Quoi! je serois ce bienheureux coupableQue vous avez pu voir d’un regard favorable?
Yos pleurs pour Xipharès auroient daigne couler?MON IME.
Oui, prince : il n’est plus temps de le dissimuler;
Ma douleur pour se taire a trop de violence.
Un rigoureux devoir me condamne au silence;
Mais il faut bien enfin, malgré'ses dures lois,
Parler pour la première et fa dernière fois.
Vous m’aimez dès long-temps : une égale tendressePour vous depuis long-temps m’afflige et m’intéresse,Songez depuis quel jour ces funestes appasFirent naître un amour qu’ils ne méritoient pas;Rappelez un espoir qui ne vous dura guère,
Le trouble où vous jeta l’amour de votre père,
Le tourment de me perdre et de le voir heureux,
Les rigueurs d’un devoir contraire à tous vos vœux :Vous n’en sauriez, seigneur, retracer la mémoire,
Ni conter vos malheurs, sans conter mon histoire;
Et, lorsque ce matin j’en ccoutois le cours,
Mon cœur vous répondoit tous vos mêmes discours.Inutile, ou plutôt funeste sympathie !
Trop parfaite union par le sort démentie !
Ali! par quel soin cruel le ciel avoit-il jointDeux cœurs que l’un pour l’autre il ne destinoit point!Car quel que 6oit vers vous le penchant qui m’attire,Je vous le dis, seigneur, pour ne plus vous le dire,
Ma gloire me rappelle, et m’entraîne à l’autel,
Où je vais vous jurer un silence éternel.