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Tome II.
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ACTE II, SCÈNE V t 3og

J’entends, vous gémissez : mais telle est ma misère,

Je ne suis point à vous, je suis à votre père.

Dans ce dessein vous-même il faut me soutenir,

Et de mon foible cœur m'aider à vous bannir :

J’attends du moins, j’attends de votre complaisanceQue désormais par-tout vous fuirez ma présence.

J’en viens de dire assez pour vous persuaderQue j’a» trop de raisons de vous le commander.

Mais après ce moment, si ce cœur magnanimeD’un véritable amour a brûlé pour Mouime,

Je ne reconnoîs plus la foi de vos discours,

Qu’au soin que vous prendrez de m’éviter toujours.

XIPHAltÈS.

Quelle marque, grands dieux, d’un amour déplorable!Combien, en un moment, heureux et misérable!

De quel comble de gloire et de félicitesDans quel abîme affreux vous me précipitez !

Quoi ! j’aurai pu toucher un cœur comme le votre ;

Vous aurez pu m’aimer; et cependant un autrePossédera ce cœur dont j’attirois les vœux !

Père injuste, cruel, mais d’ailleurs malheureux !...

Vous voulez que je fuie et que je vous évite;

Et cependant le roi m’attache h voire suite.

Que dira-t-il?

MOÏIME.

N’importe, il me faut obéir,inventez des raisons qui puissent l’éblouir.

D’un héros tel que vous c’est Hi l’cfîbrt suprême :Cherchez, prince, cherchez, pour vous trahit vous-même,Tout ce que, pour jouir de leurs contentements,