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Tome II.
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ACTE III, SCÈNE I.

PH AiUtfACE.

Seigneur, je ne vous puis déguiser ma surprise.

J'écoute avec transport cette grande entreprise ;

Je l’admire j et jamais un plus hardi desseinNe mit à des vaincus les armes à la main :

Sur-tout j’admire en vous ce cœur infatigableQui semble s’affermir sous le faix qui l'accable.

Mais, si j’ose parler avec sincérité,

En êtes-vous réduit à cette extrémité?

Pourquoi tenter si loin des courses inutiles,

Quand vos états encor vous offrent tant d’asiles ?

Et vouloir affronter des travaux infinis,

Dignes plutôt d’un chef de malheureux bannis,

Que d’un roi qui naguère avec quelque apparenceDe l’aurore au couchant portoit son, espérance,

Fondoit sur treute états son trône florissant,

Dont le débris est même un empire puissant?

Yous seul, seigneur, vous seul, après quarante années ,Pouvez encor lutter contre les destinées.

Implacable ennemi de Rome et du repos,

Comptez-vous vos soldats pour autant de héros?Pensez-vous que ces cœurs, tremblants de leur défaite,Fatigués d’une longue et pénible retraite,

Cherchent avidement sous un ciel étrangerLa mort, et le travail pire que le danger?

Vaincus plus d’une fois aux yeux de la patrie,Soutiendront-ils ailleurs un vainqueur en furie ?

Sera-t-il moins terrible, et le vaincront-ils mieux,

Dans le sein de sa ville, à l’aspect de ses dieux?

LePartlievous recherche, et vous demande un gendre.