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ACTE IIÏ, SCÈNE IV.
Tout m'abandonne ailleurs ! tout me trahit ici IPharnacc, amis, maîtresse ! et toi, mon fils, aussi !
Toi de qui la vertu consolant ma disgrâce....
Mais ne connois-je pas le perfide Pharnace?
Quelle foiblessc à moi d’en croire un furieuxQu’arme contre son frère un courroux envieux,
Ou dont le désespoir, me troublant par des fables,Grossit pour se sauver le nombre des coupables !
Non, ne l’en croyons point; et, sans trop nous presser,Voyons, examinons. Mais par où commencer?
Qui m’en éclaircira ? quels témoins ? quel indice ?...
Le ciel en ce moment m’inspire un artifice.
Qu’on appelle la reine. Oui, sans aller plus loin,
Je veux l’ouïr j mon choix s’arrête à ce témoin.
L’amour avidement croit tout ce qui le flatte.
Qui peut de son vainqueur mieux parler que l’ingrate?Voyons qui son amour accusera des deux.
S’il n’est digne de moi le piège est digne d’eux.
Trompons qui nous trahit : et, pour connoitre un traître 1 ,Il n’est point de moyens.... Mais je la vois paroîlre :Feignons ; et de son cœur, d’un vain espoir flatté,
Par un mensonge adroit tirons la vérité.
SCÈNE y.
MlfHIUDATE, MON IME.
MITHHIDATE.
Enfin j’ouvre les yeux, et je me fais.justice :
C’est faire à vos beautés un triste sacrifice,