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Tome II.
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320 MIT'HRIDATE,

J’aime. L’on vous a fait un fidèle récit.

Mais Xipharès, seigneur, ne vous a pas tout 'dityC’est le moindre secret qu’il pouvoit vous apprendre.Et ce fils si fidèle a du vous faire entendreQue, des mêmes ardeurs dès long-temps enflammé,,Il aime aussi la reine, et même en est aimé.

SCÈNE III.

MITH.RIDATE, XIPHARÈS.

XIPH ARES.

Seigneur , le croirez-vous qu’un dessein si coupable...

MITHRIDATE.

Mon fils, je sais de quoi votre frère est capable.

Me préserve le ciel de soupçonner jamaisQue d’un prix si cruel vous payiez mes bienfaits ;Qu’un fils qui fut toujours le bonheur de ma vieAit pu percer ce cœur qu'un père lui confie !

Je ne le croirai point. Allez : loin d’y songer,

Je ne vais désormais penser qu’à nous venger.

SCÈNE IV.

MITHRIDATE.

Je ne le croirai point? Vain espoir qui me flatte!

Tu ne le crois que trop, malheureux Mitbridate !Xipharès mon rival ? et, d’accord avec lui,

La reine auroit osé me tromper aujourd’hui ?

Quoi î de quelque côté que je tourne la vud,ï^a foi de tous les cœurs est pour moi disparue î