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ACTE IV, SCÈNE i y.
MON IME.
Nous, seigneur?
MIT H RIDAT E.
Quoi, madameI osez-vous balancer?MONIME.
Et ne m’avez*vous pas défendu d’y peifcer ?
MITHIIIDATE.
J’eus mes raisons alors : oublions-les, madame.
Ne songez maintenant qu’à répondre h ma flamme.Songez que votre cœur est un bien qui m’est dû.
MONIME.
Hé! pourquoi donc, seigneur, me l’avez-vous rendu?
M I T H K I DAT E.
Quoi ! pour un lils ingrat toujours préoccupée,
Vous croiriez...
MONIME.
Quoi, seigneur! vous m’auriez donc trompée?
MITHRIDATE.
Perfide ! il vous sied bien de tenir ce discours,
Vous qui, gardant au cœur d’infidèles amours,
Quand je vous élcvois au comble de la gloire,
M’avez des trahisons préparé la plus noire !
Ne vous souvient-il plus, cœur ingrat et sans foi,
Plus que tous les Romains conjuré contre moi,
De quel rang glorieux j’ai bien voulu descendrePour vous porter au trône où vous n’osicz prétendre ?
Ne me regardez point vaincu, persécuté ;
Revoyez-moi vainqueur, et par-tout redouté.
Songez de quelle ardeur dans Éplièse adoréeAux filles de cent rois je vous ai préférée ;