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Tome II.
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M IT H R I D AT E.

MO NI ME.

Quoi! le roi...

ÀRBATE.

Le roi touche à son heure dernière,Madame, et ne voit plus qu’un reste de lumière.

Je l’ai laissé sanglant, porte' par des soldats;

Et Xipharès en pleurs accompagne leurs pas.

M05IME.

Xipharès ! Àh grands dieux! je doute si je veille,

Et n’ose qu’en tremblant en croire mon oreille.Xipharès vit encor! Xipharès, que mes pleurs....

ARBATE.

Il vit, chargé de gloire, accablé de douleurs.

Le sa mort en ces lieux la nouvelle seméeNe vous a pas vous seule et sans cause alarmée;

Les Romains, qui par-tout l’appuyoient par des cris,Ont par ce bruit fatal glacé tous les esprits.

Le roi, trompé lui-même, en a versé des larmes,F.t, désormais certain du malheur de ses armes,

Par un rebelle fils de toutes parts pressé,

Sans espoir de secours, tout près d’être forcé,

Et voyant, pour surcroît de douleur et de haine,Parmi ses étendards porter l’aigle romaine,

Il n’a plus aspiré qu’à s’ouvrir des cheminsPour éviter l’affront de tomber dans leurs mains.D’abord il a tenté les atteintes mortellesL'qs poisons que lui-même a crus les plus fidèles;

Il les a trouvés tous sans forcé et sans veitu.a Vain secours, a-t-il dit, que j’ai trop combattu!fa Contre tous les poisons soigneux de me défendre,