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ACTE V, SCENE IV.
« J’ai perdu tout le fruit que j’en pouvois attendre.
« Essayons maintenant des secours plus certains,te Kt cherchons un trépas plus funeste aux Romains. »Il parle; et défiant leurs nombreuses cohortes,
Du palais, à ces mots, il fait ouvrir les portes.
À l’aspect de ce front dont la noble fureurTant de fois dans leurs rangs répandit la terreur,
Vous les eussiez vus tous, retournant en arrière,
Laisser entre eux et nous une large carrière;
Et déjh quelques uns couroient épouvantésJusque dans les vaisseaux qui les ont apportés.
Mais, le dirai-je? oh ciel! rassurés par Pharnace ,
Kt la honte en leurs coeurs réveillant leur audace,
Ils reprennent courage, ils attaquent le roi,
Qu’un reste de soldats défendoit avec moi.
Qui pourroit exprimer par quels faits incroyables,Quels coups, accompagnés de regards effroyables,
Son bras, se signalant pour la dernière fois,
A de ce grand héros terminé les exploits ?
Enfin. las et couvert de sang et de poussière,
Il s etoit fait de morts une noble barrière.
Un autre bataillon s’est avancé vers nous :
Les Romains pour le joindre ont suspendu leurs coups;Ils vouloient tous ensemble accabler Mitbridate.
Mais lui : « C’en est assez, m’a-t-il dit, cher Arbate;
« Le sang et la fureur m’emportent trop avant.t< Ne livrons pas sur-tout Mithridate vivant. »
Aussitôt dans son sein il plonge son épée.
Mais la mort fuit encor sa grande amc trompée.
Ce héros dans mes bras est tombe tout sanglant,