OEUVRES DI VERSES. io3la communauté, après en avoir obtenu le consen-tement du roi et de l'archevêque. On se logeacomme on put dans cette nouvelle maison : l’onfit un dortoir d’une galerie, on lambrissa les gre-niers pour y pratiquer des cellules, et la salle futchangée en une chapelle.
La réputation de la mère Angélique, et les mer-veilles qu’on racontoit de la vie toute sainte deses religieuses, lui attirèrent bientôt l’amitié debeaucoup 3e personnes de piété. La reine Mariede Médicis les honora d’une bienveillance parti-culière, et, par des lettres-patentes enregistréesau parlement, prit le titre de fondatrice et debienfaitrice de ce nouveau monastère. Elle ne futpas vraisemblablement en étal de leur donner desmarques de sa libéralité , mais elle leur procuraun bien qu’elles n’eussent jamais osé espérer sansune protection si puissante.
Plus la mère Angélique avoit sujet de louerDieu des bénédictions qu il avoit répandues sursa communauté, plus elle avoit lieu 'de craindrequ’après sa mort, et après celle delà mère Agnèssa coadjutrice, on n’introduisît en leur place quel-qu’abbesse qui, n’ayant point été élevée dans lamaison, détruiroit peut-être en six mois tout lebon ordre quelle avoit tant travaillé à y établir.La reine Marie de Médicis entra avec bonté dansses sentiments; elle parla au roi son fils dans letemps qu'il revenoit triomphant apres la prise dela Rochelle;et lui représentant tout ce qu’oilecon-