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Tome IV.
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tions , et en fit faire la visite par M*** , qui fut lepremier supérieur qu’il donna à ce monastère.

Ce fut vers ce temps-là que Louise de Bourbon,pumiève femme du duc de Longueville, princessed’une éminente vertu , forma avec M. Zamet ,évêque de Langres, le dessein d’instituer un ordrede religieuses particulièrement consacrées à l’ado-ration du mystère de l’eucharistie, et qui , parleur assistance continuelle devant le saint-sacre-ment, réparassent en quelque sorte les outrages quelui fout tous les jours et les blasphèmes des pro-testants et les communions sacrilèges des mauvaiscatholiques. Ils communiquèrent tous deux leurpensée à la mère Angélique , et la prièrent , nonseulement de les aider à former cet institut, maisd’en vouloir même accepter la direction , et dedonner quelques unes de ses religieuses pour encommencer avec elle l’établissement. Cette propo-sition fut d'autant plus de Sûij goût, qu’il y avoitdéjà plus de quinze ans que cette même assis-tance continuelle devant le sainl-sacrcmem avoitété établie à Port-Royal, d’abord pendant le jourseulement, et ensuite pendant. la nuit même.Toutes les religieuses de ce monastère, ayant apprisfin,si louable desseiu, furent touchées d’une saintejalousie de ce qu’on fondoit pour cela un nou-vel ordre, au lieu de 1 établir dans Port-Royalmême. Elles demandèrent avec instance que , sanschercher d’autre maison que la leur, on leur per-mit d’ajouter les pratiques de cet institut aux