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OEUVRES DIVERSES,mcius, les instances réitérées de l'évêque lui pa-roissant comme un ordre de Dieu de servir cesfilles, il s’y résolut.
Dès que la mère Angélique l’eut entendu parlerdes choses de Dieu, et qu elle eut connu par quelchemin sûr il conduisoît les âmes , elle crutretrouver en lui le saint évêque de Geuève, parqui elle avoit été autrefois conduite; et les autresreligieuses prirent aussi en lui la meme confiance.En effet, pourfne servir ici du témoignage publicque lui a vendu un prélat 1 non moins considé-rable par sa piété que par sa naissance, « ce savanthomme n’avoit point d'autres sentiments queceux qu’il avoit puisés dans l’écriture sainte etdans la tradition de l’église : sa science n etoit quecelle des saints pères; il ne parloit point d’autrelangage que celui de la parole de Dieu; et, Lienloin de conduire les âmes par des voies parti-culières et écartées, il ne savoit point d’autrechemin pour les mener à Dieu que celui de la pé-nitence et de la charité. » Tontes ces filles firenten peu de temps un tel progrès dans la perfectionsous sa conduite, que levêque de Langres ne ccs-soitde remercier Dieu du confésseurqu’il lui avoitinspiré de leur donner.
Dans le ravissement où étoit çe prélat, il pro-posa plusieurs fois à l’abbé de souffrir qu’il tra-vaillât pour le faire nommer son coadjuteur à
1 Feu M. de Lavift, évêque de la Rochelle,