OEUVRES DIVERSES. nil'évêché de Langres ; et, sur son refus, il le pressaau moins de vouloir être son directeur. Maisl'abbé le pria de l’cn dispenser, lui faisant enten-dre qu’il y auroit peut-être plusieurs choses surlesquelles ils ne seroient point d’accord; et, avecla sincérité qui lui étoit naturelle, il ne put s’em-pêcher de lui toucher quelque chose de la rési-dence et de l’obligation où il étoit de ne pas fairede si longs séjours hors de son diocèse. L'évêqueétoit de ces gens qui, bien qu’au fond ils aient dela piété, n’entendent pas volontiers des vérités•qu’ils ne se sentent pas disposés a pratiquer. Celacommença un peu h le refroidir pour l’abbé deSaint-Cyran. Bientôt après il crut s’apercevoirque les tilles du Saint-Sacrement n’avoient pointpour ses avis la même déférence qu’elles avoientpour cet abbé; sa mauvaise humeur étoit encorefomentée par une certaine dame, sa pénitente,qu’il avoit fait entrer au Saint-Sacrement, et dontil faisoitlui seul un cas merveilleux.; en un mo.,ayant, comme j’ai dit, l'esprit fort foible , i! entracontre l’abbé dans une si furieuse jalousie, qu’ilne le pouvoit plus souffrir. L’abbé de Saint-Cyranfit d’abord ce qu’il put pour le guérir de sesdéfiances; et même, voyant qu’il s’aigrissoit deplus en plus, cessa d'aller au monastère du Saint-Sacrement. Mais cette discrétion ne servit qu’airriter cet esprit malade, honteux qu’on se fûtaperçu de sa foiblesse , tellement qu'il vint à sedégoûter même de son institut; et, non content de
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