zi2 œtj vres diverses.
rite, outragea le roi en la personne du duc (leCréqui , son ambassadeur. Le roi ressentit vive-ment cette offense, et résolut d’en tirer raison.Comme la querelle pouvoit aller loin, par l’opi-niâtreté du pape à soutenir les auteurs de cet at-tentat, le parlement et les ministres du roi com-mencèrent à ouvrir les yeux sur le trop grand coursqu’ils avoient laissé prendre à ce qu’on appelle enFrance les opinions ultramontaines. On ne ditpourtant rien aux jésuites; mais, sur l’avis qu’oneut d’une thèse qu’un bachelier breton se prépa-voit à soutenir, oùily avoit des propositions motusexorbitantes à la vérité que celles du collège deClermont, mais qui étoient contraires aux libertésde l’église gallicane, et qui, en donnant au papeune autorité souveraine sur l’église , établissoientson infaillibilité, et détruisoient la nécessité desconciles, le parlement prit cette occasion d’agir.Il manda le syndic de la faculté qui avoit signé lathèse , le bachelier qui devoit la soutenir , et ledocteur qui devoit y présider; et, après leur avoirfait les réprimandes qu’ils méritoient, il donna unarrêt par lequel la thèse étoit supprimée, avec dé-fense d’enseigner, lire et soutenir dans les écoleset ailleurs aucune proposition de cette nature;et il étoit ordonné que c$t arrêt seroit lu en pleineassemblée de la faculté, et inséré dans ses registres.
A peine cet arrêt venoit d’être rendu, quoneut avis d’une autre thèse à peu près semblable,qui avoit été soutenue au collège des Bernardins,