A SES AMIS.
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LETTRE XX.
A M. VITART.
Usez , i 6 mai 1 Cfîa*
J e ne vous renouvelle point les protestations d’êtrehonnête homme et très reconnoissant;' vous avezassez de bonté pour n’en point douter. Je vousremercie de la peine que vous avez prise de m’en-voyer un démissoire; je ne l’aurois jamais eu si jene l’eusse reçu que de doïn Côme : ses misérableslettres font perdre toute espérance à mon oncle.
J’écrirai à ma tante la religieuse puisque vousle voulez : si je ne l’ai point encore fait, vousdevez m’excuser, et elle aussi; car que puis-je luimander? C’est bien assez de faire l’hypocrite, sansle faire encore par lettres, où il ne faut parler quede dévotion, et ne faire autre chose que de se re-commander aux prières. Ce n’est pas que je n’enaie bon besoin 1 , mais je voudrois qu’on en fîtpour moi sans être obligé d'en tant demander. Si
1 On voit un jeune homme un peu éloigné de la dévo-tion, mais dont le cœur n’est pas gâté. Il sent bien qu’ila tort, et c’est pour cela qu’il a de la répugnance à écrireà sa tante de Port-Royal.