66 LETTRES D ÎT R A CINE
où je trouverons quelque chose d’agréable à vos
belles.
Entretenez toujours mademoiselle Vitart dansl'humeur de recevoir mes lettres; je crains bienqu’elle ne s’en ennuie, porque mi razone s no devenser tnanjar para tan subtilentendlmiento como etsuijo.
M.de La Fontaine m’a écrit, etme mande forcenouvelles de poésie, et sur-tout de pièces de théâtre.Je m’étonne que vous ne m’en disiez pas un mot.11 m’exhorte à faire des vers, je lui en envoie au-jourd’hui : mandez-moi ce que vous en penserez; etne me payez pas d’exclaiïSations, autrement je n’en-verrai jamais rien. Faites des vers vous - meme,et vous verrez si je ne vous manderai pas au longtout ce que j’en pourrai dire. Envoyez mes BainsdeVénus à M. de La Fontaine.
Mes affaires n’avancent point, ce qui me déses-père. Je cherche quelque sujet de théâtre,et je se-rois assez disposé à y travailler; mais j’ai trop desujet d’ètre mélancolique, et il faut avoir l’espritplus libre que je ne l’ai : aussi-bien je n’aurois pasici une personne comme vous pour me secourir.Et s’il faut un passage latin pour vous mieux ex-primer cela, je n’en saurois trouver un plus propreque celui-ci : Nihit mihi nunc scito tam deesse quàmhcmlnem eum qulcum omnia quœ mecurd atiquti n//î-clant un& communicem 3 qui me amet, qui sapiat,quîcunieqo colloqua.r,nihUf.nqam> nifiit dissimulem fnikil obtenant, etc. Quand Cicéron eût été à Usez,