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Tome V.
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ET DE BOILEAU.

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LETTRE II.

A RACINE.

*. Fourbort, ai juillet 1687.'

Jai été saigné, purgé, etc., et il ne me manquaplus aucune des formalités prétendues nécessairespour prendre les eaux. La médecine que j’ai priseaujourd'hui m’a fait, à ce qu’on dit, tous las biensdu monde; car elle m’a fait tomber quatre ou cinqfois en fbiblesse, et m’a mis en tel état,qu’à peineje puis me soutenir. C’est demain que je dois com-mencer le grand chef-d’œuvre, je veux dire quedemain je dois commencer à prendre des eaux.M. Bourdier, mon médecin, me remplit toujoursde grandes espérances; il n’est pas de l’avi9 deM. Fagon pour le bain, et cite meme des exemplesde gens qui, loin de recouvrer la voix par ceremède, l'ont perdue pours’étre baignés : du resteou ne peut pas faire plus d’estime de M. Fagonqu'il en fait, et il le regarde comme l’Esculape dece temps. J'ai fait connoissanceavec deux ou troismalades qui valent bien des gens en santé. Ce ne

1 Pendant le séjour de Boileau à Bourbon pour samaladie, les lettres et réponses qui suivent indiquent queceint en 1687.