8a LETTRES DE RACINEparu un grand air de vérité dans tout ce qu'il m'adit de ce combat de Saint-Godard. Mais, mon chermonsieur , cela ne s’accorde ni avec M. de Monte-cuculii , ni avec M. de Bissy, ni avec M. de LaFeuillade, et je vois bien que la vérité qu’on nousdemande tant est bien plus difficile à trouver qu’àécrire. J’ai yu aussi M. de Charnel, qui étoit inten-dant à Gigeii. Celui-ci sait apparemment la vérité,mais il se serre les lèvres tant qu’il peut de peur dela dire; et j’ai eu à peu près la meme peine à lui tirerquelques mots de la bouche, queTriveliu en avoità en tirer de Scaramouche, musicien bègue. M. deGourville arriva hier, et tout en arrivant, me de-manda de vos nouvelles. Je ne nnirois point si jevous nommois tous les gens qui m’en demandenttous les jours avec amitié. M. de Chevreuse, entreautres, M. de Noailles, monseigneur le prince,que je devvois nommer le premier, sur-tout M[.Moreau notre ami, et M. Roze; ce dernier avecdes expressions fortes, vigoureuses, et qu'on voitbien en vérité qui partent du cœur. Je lis hiergrand plaisir à M. de Termes de lui dire le sou-venir que vous aviez de lui. M. de llheims, M. leprésident de Mesmes, et M. le cardinal de Furs-temberg sont toujours ici, et mettent le roi enbonne humeur.
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