ET DE BOILEAU. 85
de supposer toujours que je vous ai parlé de lui,parceque moncœui l'afaitsi ma main ue l'a pas écrit.
LETTRE III.
A B O I L E A U.
Pansj 25 juillet 1687.
Je commençois àm’ennuyer beaucoupde ne pointrecevoir de vos nouvelles, et je ne savois memeque répondre à quantité de gens qui m’en deman-doient. Le roi, il y a trois jours, me demanda à sondîner comment alloit votre extinction de voix : jelui dis que vous étiez à Bourbon. Monsieur pritaussitôt la parole, et me fit là-dessus force questions,aussi-bien que Madame, et vous fîtes l’entretien deplus de la moitié du dîner. Je me trouvai le lende-main sur le chemin de ïfi. de Louvois, qui me parlaaussi de vous, mais avec beaucoup de bonté, etme disant en propres mots qu’il étoit très fâchéque cela durât si long-temps. Je ne vous dis riende mille autres qui me parlent tous les jours de vous*;et quoique j’espère que vous retrouverez bientôtvotre voix tout entière, vous n’en aurez jamaisassez pour suffire à tous les remercîments que vousaurez à faire.
Je me suis laissé débaucher par M. Félix poursuivre le roi à Maintenon : c’est un voyage de quatrejours. M. de Termes nous mène dans son carrosse|I.acioe. 5 . B