Band 
Tome V.
Seite
89
JPEG-Download
 

ET DE BOIIÆAU. 89

rons cet hiver Yenjsimum. JVïon médecin et monapothicaire, à qui j’ai montré l'endroit de votrelettre où vtfus parlezde cette plante, onttémoignétous deux en faire grand cas ; mais M. Bourdin*prétend qu elle ne peut rendre la voix qu’à desgens qui ont le gosier attaqué, et non pas à unhomme comme moi* qui a tous les muscles embar-rassés. Peut-être que si j’avois le gosier maladeprétendroit-il que 1 erijsimum ne sauroit guérirqueceux qui ont la poitrine attaquée. Le bon de l’af-faire est qu’il persiste toujours dans la pensée queles eaux de Bourbon nie rendront bientôt la voix :si cela arrive, ce sera à moi, mon cher monsieur,à vous consoler, puisque de la manière dont vousme parlez de votre mai de gorge je doute qu’ilpuisse être guéri sitôt, sur-tout si vous vous enga-gez en de longs voyages avec M. Hesscin. Maislaissez moi faire; si la voix me revient, j’espère devous soulager dans les disputes que vous aurezavec lui, sauf à la perdre encore une secondefois pour vous rendre cetollice. Je vous prie pour-tant de lui faire bien des amitiés de ma part, et delui faire entendre que ses contradictions me seronttoujours beaucoup plus agréables que les complai-sances et les applaudissements fades des amateursdu bel esprit. 11 s’est trouvé ici parmi les capucinsun de ces amateurs, qui a fait des vers à ma louange.J’admire ce que c’est que des hommes : V^nitas, etomnia vanitas. Cette sentence ne m’a jamais paru sivraie qu’en fréquentant ces bons et crasseux pères.

b.