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ment les eaux de Bourbon ne sontpasbonnes pourvotre poitrine, et que vos lassitudes en sont unemarque. Toutceia, mon chermonsieur,m’a donnéune furieuse envie de vous voir de retour. On ditque vous trouverez de petits remèdes innocentsqui vous rendront infailliblement la voix , etqu’elle reviendra d’elle-mèmc quand vous ne fe-riez rien. M. le maréchal de Bellefont m’enseignahier un remède dont il dit qu’il a vu plusieursgens guéris d’une extinction de voix; c’est de lais-ser fondre dans sa bouche un peu de myrrhe, laplus transparente qu’on puisse trouver: d'autres scsont guéris avec là simple eau de poulet, sanscompter Y enjsimiun ; enfin, toutd’une voix, tout lemonde vous conseille de revenir. Je n’ai jamais vuune santé plus généralement souhaitée que la vôtre.Venez donc, je vous en conjure. Et, à moins quevous n’ayez déjà un commencement de voix quivous dontie des assurances que vous achèverez deguérir à Bourbon, ne perdez pas un moment detemps pour vous redonner à vfls amis, et à moisur-tout, qui suis inconsolable de vous voir si loinde moi, et d’être des semaines entières sans savoirsi vous êtes en santé ou non. Plus je vois décroîtrele nombre de mes amis , plus je deviens sen-sible au peu qui m’en reste ; et il me semble , àvous parler franchement, qu’il ne me reste pres-que plus que vous. Adieu: je crains de m’atten-drir follement en m’arrêtant trop sur cette ré-flexion.