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chez le pauvre M. Ilesscin, que j’ai laissé à l’extré-mité: je doute qu’à moins d’un miracle je le re-trouve demain en vie. .Te vous conterai sa maladieune autre fois, et je ne vous parlerai maintenantque de ce qui vous regarde. Vous êtes un peu cruelà mon égard de me laisser si long-temps dans i’hor-vihle inquiétude où vous avez Lien dû juger quevotre lettre à madame votre sœur me pouvoit jeter.J’ai vu M. Fagon, qui, sur le récit que je lui ai faitde ce qui est dans cette lettre, a jugé qu’il falioitquitter sur-le-champ vos eaux. J] dit que leur effetnaturel est d’ouvrir l'appétit, hien loin do lotcr;il croît même qu’à l’heure qu'il est vous les aurezinterrompues, pareequ’on n’en prend jamais plusde vingt jours de suite. Si vous vous en êtes trouvéconsidérablement bien , il est d’avis qu'après lesavoir laissées pour quelque temps vous les recom-menciez : si elles ne vous ont fait aucun bien , ilcroit qu’il les faut quitter entièrement. Le roi medemanda hier au soir si vous étiez revenu : je luirépondis que non, et* que les eaux jusqu’ici nevous avoient pas fort soulagé. lime dit ces propresmots : « Il fera mieux de se remettre à son train devie ordinaire ; la voix lui reviendra lorsqu’il y pen-sera le moins. « Tout le monde a été charmé de la.bonté que sa majesté a témoignée pour vous enparlant ainsi; et tout le monde est d’avis que, pourvotre santé, vous ferez Lien de revenir. M. Félixest de cet avis; le premier médecin et M. Moreaucr< sont entièrement. M. du Tartre croit qu’absolu-