ET DE BOILEAU. iog
ment sans fièvre : je l’ai meme tantôt fait rire jus-qu’à la convulsion, en lui montrant l’endroit devotrelettreoù vousparlezdubachelier, du curé, etdu barbier.Yous dites qu’il vous manque une nièce;voudriez - vous qu’on, vous envoyât mademoi-selle Despréaux 1 ? Je m'en vais ce soir à Marly.M. Félix a demandé permission au roi pour moi,et j’y demeurerai jusqu’à mercredi prochain.
M. le duc de Charost ma tantôt demandé de vosnouvelles d’un ton de voix que je vous souhaite-rons de tout mon cosur. Quantité de gens de nosamis sont malades, entre autres M. le duc de Che-vreuseetM. de Chamlai : tous deux ont la fièvredouble-tierce. M. de Chamlai a déjà pris îe quin-quina; M. deChcvreuse le prendra au premier jour.On ne voit à la cour que des gens qui ont le ventreplein de quinquina. Si cela ne vous excite pas à yrevenir, je ne sais plus ce qui peut vous en donnerenvie. M. Dessein ne l’a point voulu prendre desapothicaires, mais de la propre main de Shmith.J’ai vu ce Shmith chez lui; il a Je visage vermeil etboutonné, et a bien plus l'air d’un maître cabare-tierque d’un médecin. M. Dessein dit qu’il n’a ja-mais rien bu de plus agréable, et qu’à chaque foisqu’il en prend il sent la vie descendre dans sonestomac. Adieu, mon cher monsieur : je commen-cerai et finirai toutes mes lettres en vous disant devous hâter de revenir.
1 Boileau n aimoit pas beaucouj>cetie nièce.Racine. 5 « 10