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Tome V.
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ET DE BOILEAU.

Je ne cloute pas que vous ne vous remettiezbientôt en chemin pour revenir. Je suis persuadécomme vous que la joie de revoir un prince quitémoigne tant de bonté pour vous vous fera plusde bien que tous les remèdes. M. Roze m’avoitdéjà dit de vous mander de sa part qu’après Dieule roi étoit le plus grand médecin du monde, et jefus même fort édifié que M. Roze voulût bien mettreDieu avant le roi. Je commence à soupçonnerqu’il pourroit bien être en effet dans la dévotion.,M. Nicole a donné depuis .deux jours au publicdeux tomes de Réflexions sur les épilres et sur lesévangiles*, qui me semblent encore plus forts etplus édifiants que tout ce qu’il a fait. Je ne vousles envoie pas, parceque j’espère que vous serezbientôt de retour, et vous les trouverez infailli-blement chez vous. Il n’a encore travaillé que surla moitié des épîtres et des évangiles de l’année;j’espère qu’il achèvera le reste,pourvu qu’il plaiseà Dieu.de lui laisser encore un an de vie.

Il n’y a point de nouvelles de Hongrie quecelles qui sont dans la gazette. M. de Lorraine , enpassant la Drave , a fait, ce me semble, une entre-prise de fort grand éclat et fort inutile. Cette expé-dition a bien l’air de celle qu’on fit pour secourir

Pliilisbourg. Il a trouvé au-delà de la rivière uno

1 Ces réflexions parurent en 1687. Elles forment lacontinuation des Essais de morale.