■iao LETTRES DE RACINEbois , et «au-delà de ce bois les ennemis retranchesjusqu'aux dents. M. de Termes est du nombre deceux que je vous ai mandé qui avoient l’estomacfarci de quinquina. Croyez-vous que le quinquina,qui vous a sauvé la vie, ne vous rendroit point lavoix? II devroit du moins vous être plus favorablequ'à un autre, vous qui vous êtes enroué tant defois à le louer. Les comédiens, qui vous font si peude pitié, sont pourtant toujours sur le pavé; et jecrains comme vous qu’ils ne soient obligés des'aller établir auprès des vignes de feu M. votrepère;ceseroit un digne théâtre pour les œuvres deM. Pradon : j’allois ajouter de M. Boursault; maisje suis trop touché des honnêtetés que vous aveztout nouvellement reçues de lui. Je ferai tantôt àM. Quinault celles que vous me mandez de luifaire. lime semble que vous avancez furieusementdans le chemin de la perfection. Voilà bien desgens à qui yous avez pardonné.
On m’a dit , chez madame votre sœur, queM. Marchand partoit lundi prochain pour Bour-bon. Ilei ! vereor ne quid Àndria apportet mali !Franchement j’appréhende un peu qu’il rre vousretienne. Il aime fort son plaisir. Cependant jesuis assuré que M. Bourdier même vous dira devous en aller. Le bien que les eaux vous pour-roient faire est peut-être fait : elles auront misvotre poitrine en bon train. Les remèdes ne fontpas toujours sur-le-champ leur plein effet; et millegens qui étoient allés à Bourbon pour des foi-*