E T DE BOILEAU.
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d'un peu loin à la vérité, mais j’avois de fortbonnes lunettes , que je ne pouvois presque tenirfermes, tant le cœur me battoit à voir tant desi braves gens dans le péril. On fil une suspensionpour retirer les morts de partetd’autre. On trouvade nos mousquetaires morts dans le chemin cou-vert de la demi-lune. Deux mousquetaires blesséss etoient couchés parmi ces morts de peur d’êtreachevés : ils se levèrent tout a coup sur leurs pieds,pour s'en revenir avec les morts qu’on remportoit*,mais les ennemis prétendirent qu’ayant été trouvéssur leur terrain, ils dévoient demeurer prisonniers.IVotre officier ne put pas en disconvenir-, mais ilvoulut au moins donner de l'argent aux Espa-gnols, afin de faire traiter ces deux mousquetaires*Les Espagnols répondirent : « Ils seront mieuxtraités parmi nous que parmi vous, et nous avonsde l’argent plus qu'il n’en faut pour nous et poureux.» Le gouverneur fut un peu plus incivil;car M. de Luxembourg lui ayant envoyé une lettrepar un tambour pour s’informer si le chevalierd’Estrade,qui s'est trouvé perdu, n etoit point dunombre des prisonniers qui ont été faits dans cesdeux actions , le gouverneur ne voulut ni lire lalettre , ni voir le tambour.
On a pris aujourd’hui deux manières de pay-sans qui étoient sortis de la ville avec des lettrespour M. de Castanaga. Ces lettres portoient que laplace ne pouvoit plus tenir que cinq ou six jours.En récompense,comme le roi vegavdoit vie la tran*