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malgré cette tempête de canon, on ne laissa pour-tant pas de faire un feu épouvantable. Nos bombestomboient aussi a tous moments sur ces demi-lunes,et semhloient les renverser sens dessus clessous.Enfin nos gens demeurèrent les maîtres, et s’éta-blirent de manière qu’on n’a pas même osé depuisles inquiéter. Nous y avons bien perdu deux centshommes, entre autres huit ou dix mousquetaires ,du nombre desquels étoit le fils de M. le prince deConrtcnai, qui a été trouvé mort dans la palissadede la demi-lune. Car quelques mousquetaires pous-sèrent jusque dans cette demi-lune, malgré la dé-fense expressedeM. de Vauhan etrdeM. deMauper-tuis , croyant faire sans doute la même chose qu'àValenciennes. Ils lurent obligés de revenir fort vitesur leurs pas; «t c’est là que la plupart furent tuésbu blessés. Les grenadiers, à ce que dit M. de Mau-pertuis lui-même, ont été aussi braves que lesmousquetaires. De huit capitaines, il y en a eu septtués ou blessés. J’ai retenu cinq ou six actions ouparoles de simples grenadiers, dignes d’avoir placedans l'histoire, et je vous les dirai quand nous nousreverrons. M. de Chasteauvillain , fils de M. legrand-trésorier de Pologne , étoit à tout, et est undes hommes de l’armée le plus estimé. La Chesnayea aussi fort bien fait. Je vous les nomme tous deux,pareeque vous les connoissez particulièrement.Mais je ne vous puis dire assez de bien du pre-mier, qui joint beaucoup d’esprit à une fort grandevaleur. Je voyois toute l’attaque fort à mon aise,