ET DE BOILEAU.
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LETTRE XXIX.
AU MÊME.
Versailles, ce mardi 8 avril 1 69 3.
M adame de Maintenon m T a dit ce matin que leroi avoit réglé notre pension à quatre mille francspour moi, et à deux mille francs pour vous : celas’entend sans y comprendre notre pension de gensde lettres. Je l’ai fort remerciée pour vous et pourmoi. Je viens aussi tout à l’heure de remercier leroi. Il m’a paru qu’il avoit quelque peine qu’il yeût de la diminution; mais je lui ai dit que nousétions trop contents. J’ai plus appuyé encore survous que sur moi, et j’ai dit au roi que vous pren-driez la liberté de lui écrire pour le remercier,n'osant pas lui venir donner la peine d’élever savoix 1 pour vous parler. J’ai dit en propres pa-roles : « Sire, il a plus d’esprit que jamais, plus dezèle pour votre majesté,et plus d’envie de travail-ler pour votre gloire qu’il n’en a jamais eu. >iYousvoyez enfin que les choses ont été réglées commevous l'avez souhaité vous-même. Je ne laisse pas d ’a-voir une vraie peine de ce qu’il semble que je gagneà cela plus que vous 3 . Mais outre les dépenses et les
* Boileau commençoit à devenir un peu sourd.
8 Ce scrupule est devenu bien rare parmi les geus delettres.
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