Band 
Tome V.
Seite
172
JPEG-Download
 

i 7 2 lettres de racine

"du ton qu'il faut, et je ne ferai point de tort à vosvers.

Il n’y a ici aucune nouvelle. L'armée de M. deEuxembourg commence à se séparer , et la cavalerieentre dans des quartiers de fourrage. Quelquesgens vouloient hier que le duc de Savoie pensât àassiéger Nice à l’aide des galères d’Espagne; maisle comte d’Estrées ne tardera guère à donner lachasse aux galères et aux vaisseaux espagnols,etdoit arriver incessamment vers les côtes d’Italie.

Le roi grossit de quarante bataillons son arméede Piémont pour l’année prochaine, et je ne doutepas qu'il ne tire une rude vengeance des pays deM. de Savoie.

Mon fils m’a écrit une assez jolie lettre sur leplaisir qu'il a eudevous aller voir, et sur une con-versation qu'il a eue avec vous. Je vous suis plusobligé que vous ne le sauriez dire de vouloir bienvous amuser avec lui. Le plaisir qu’il prend d'êtreavec vous me donne assez bonne opinion de lui;et s’il est jamais assez heureux pour vous entendreparler de temps en temps, je suis persuadéqu'aveel'admiration dont il est prévenu cela lui fera le plusgrand bien du monde. J'espère que cet hiver vousvoudrez bien faire chez moi de petits dînés dont jeprétends tirer tant d'avantages. M. de Cavoievousfait ses compliments. J’appris hier la mort dupauvre abbé de Saint-Réal. 1

‘ L'obbé de Saiut-Re'al mourut en 1692.