i 7 8 LETTRES DERACINEqu'il avoit reçu votre lettre, me demanda desnouvelles de votre santé, et m’assura qu’il étoitfort de vos amis et de toute la famille. J’ai parléce matin à madame de Maintenon, et lui ai mêmedonné une lettre que je lui avois écrite sur cesujet, la mieux tournée que j’ai pu, afin qu’ellela pût lire au roi. M. de Chamlai, de son côté,proteste qu’il a déjà fait merveilles, et qu’il aparlé de M. le doyen comme de l’homme du mondequ’il estimoit le plus, et qui mcritoit le mieux lesgrâces de sa majesté. Il prômet qu’il reviendraencore ce soir à la charge. Je l’ai échauffé de toutmon possible, et l’ai assuré de votre reconnois-sance et de celle de M. le doyen et de MM. Don-gois. Voilà, mon cher monsieur ; où la chose enest. Le reste est enti'C les mains du bon Dieu, quipeut-être inspirera le roi en notre faveur. Nous ensaurons demain davantage.
Quant à nos ordonnances,M. dePontchartrainme promit qu’il nous les feroit payer aussitôt aprèsle départ du roi. C’est à vous de faire vos sollici-tations, soit par M. de Pontchartrain le fils, soitpar M. l’abbé Bignon. Croyez-vous que vous fis-siez mal-d'aller vous-même une fois chez lui? ïlest bien intentionné ; la somme est petite : enfinon m'assure qu’il faut presser, et qu’il ny a pasun moment à perdre. Quand vous aurez arrachécela de lui, il ne vous en voudra que plus de bien.
11 faudroit aussi voir ou faire voir M.deBie,quiest le meilleur homme du monde, et qui le feroit