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souvenir de vous quand il fera l’état de distribu-tion. Au reste, j’ai été obligé de dire ici, le mieuxque j’ai pu , quelques uns des vers de votre satireà M. le prince. ISosti ho minent» îi ne parle plusd’autre chose, et il me les a redemandés plus dodix fois.
M. le prince de Conti voudroit bien que vousm’envoyassiez l’histoire du lieutenant-criminel,dont il est sur-tout charmé. M. le prince et lui nefont que redire les deux vers : La mule et les chevauxau marché j etc. Je vous conseille de m’envoyertout cet endroit, et quelques autres morceaux dé-tachés , si vous pouvez: assurez-vous qu’ils ne sor-tiront point de mes mains. M. le prince n’est pasmoins touché de ce que j’ai pu retenir de votre ode.Je ne suis point surpris de la prière que M. dePontchartrain le fils vous a faite en faveur de F... T ,Je savois bien qu’il avoit beaucoup d’inclinationpour lui; et c’cst pour cela meme que M. do LaLoubère n’en a guère. Mais enfin vous avez très bienrépondu, et pour peu que F.... se recounoisse,je vous conseillerois aussi de lui faire grâce : mais,à dire vrai, il est bien tard, et la stance a fait unfurieux progrès.
Je n’ai pas le temps d’écrire ce matin à M. de LaChapelle. Ayez la bonté de lui dire que tout cequ’il a imaginé et vous aussi sur l’ordre de saint
1 Fontenelle.