ET DE BOILEiü. I9 ;
qui me fut dicté hier au soir par M. d’Albergotti.Croyez que c’estcomme si M. de Luxembourg l’avoitdicté lui-même. Je ne sais si vous le pourrez lire;car en écrivant j'étois accablé de sommeil, h peuprès comme étoit M. Puy-Morin en écrivant ce belarrêt sous M. Dongois *, Le roi est transporté dejoie, et tous ses ministres,de la grandeur de cetteaction.
Vous me feriez un fort grand plaisir, quandvous aurez lu tout cela, del'envoyerbien cacheté,avec cette même lettre que 'je vous écris, à M.l'abbé lienaudot, afin qu'il ne tombe point dansl’inconvénient de l’année passée. Je suis assuré qu’ilvous en aura obligation. 11 pourra distribuer unepartie des choses que je vous envoie en plusieursarticles, tantôt sous celui de Bruxelles, tantôtsous celui de Landefermé, où M. de Luxembourgcampa le 3i juillet, à demi-lieue du champ debataille, tantôtmème sous l’article deMalines, oude Vilvorde.
11 saura d’ailleurs les actions des principaux
1 M. Dongois étant obligé de passer la nuit à dresser ledispositif d’un arrêt d’ordre, le dictoit U M. Puy-Morin,frère do Boileau; et M. Puy-Morin écrivolt si prompte-ment, que M. Dongois étoit étonné que ce jeune hommeeût tant de disposition pour la pratique. Après avoir dictépendant deux heures, il voulut lire l’arrêt, et trouva que1« jeune Puy-Morin u’avoit écrit que le dernier mot dechaque phrase.
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